L’histoire de la CDC

Notre histoire

Avec l’appui de leur conseil d’administration respectif, les coordonnateurs et coordonnatrices des organismes communautaires du territoire rural de Maskinongé ont fondé, en octobre 1996, une structure légale devenue socialement et politiquement essentielle, la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé.

La CDC poursuit efficacement les objectifs établis antérieurement par le regroupement des organismes communautaires du bassin de Maskinongé qui favorisait, depuis plus de quatre ans, la concertation des organismes du milieu.

Les comités de citoyens

Au début des années 1970, plusieurs organismes communautaires, issus de ce qu’on appelait à l’époque les comités de citoyens, ont commencé à expérimenter de nouvelles formes de pratiques sociales et de nouveaux modes de consommation de services. Ces organismes, tout en reconnaissant l’importance de maintenir un système public universel et accessible à tous et à toutes, proposent de nouveaux modes d’intervention et des manières différentes d’agir sur le bien-être de la population, cherchant à résoudre eux-mêmes les problèmes plutôt que de s’en remettre uniquement à l’État. Après avoir eux-mêmes participé, quelques années plus tôt, à l’élaboration du modèle de providence étatique concrétisé par la réforme Castonguay, plusieurs d’entre eux commencent à percevoir les effets pervers de ce mode d’intervention sociale jugé trop technocratique et éloigné du milieu.

De l’émergence de nouvelles réalités surgissent de nouveaux problèmes sociaux (pauvreté, sous-scolarisation). On voit apparaître un alourdissement de ces problèmes auxquels l’État ne peut répondre adéquatement. De cet état de fait, de nouveaux organismes naissent et l’action communautaire autonome commence à mieux s’organiser en formant des regroupements (femmes, maisons de jeunes, ressources en santé mentale).

Référence: Bélanger et Benoît Lévesque. Le mouvement populaire et communautaire : de la revendication au partenariat (1963-1992) dans Le Québec en jeu, sous la direction de Gérald Daigle avec la collaboration de Guy Rocher. Presses de l’Université de Montréal, 1992, p. 713 à 747.